Comment se calcule la retraite nationale coréenne
La pension de vieillesse pondère à parts égales deux chiffres : la valeur A, qui est le revenu moyen de tous les cotisants, et votre propre revenu moyen sur vos années de cotisation. Les bas revenus reçoivent donc plus qu'ils n'ont versé et les hauts revenus moins, car le régime porte une redistribution en plus de l'épargne.
La durée de cotisation vient ensuite multiplier cette base. Vingt ans constituent la référence ; chaque année supplémentaire ajoute cinq pour cent et une carrière plus courte réduit le montant à proportion. En deçà de dix ans aucune pension de vieillesse n'est due et les cotisations sont restituées en capital.
Ceci est une estimation d'ordre de grandeur. Le versement réel dépend de la valeur A, qui change chaque année, de la revalorisation pour l'inflation, des majorations pour personnes à charge et des réformes du régime. La consultation de votre propre relevé auprès du Service national des retraites donne le chiffre qui fait foi.
Là où les estimations se trompent
Beaucoup supposent que seules comptent les dernières années, les mieux rémunérées. En réalité les revenus de toute la carrière cotisée sont revalorisés en termes actuels puis moyennés, si bien que les premières années à faible revenu restent dans le calcul.
Dans certaines plages, allonger la durée de cotisation rapporte plus que d'augmenter le revenu. Le revenu entre pour moitié tandis que la durée multiplie la base entière, donc combler les trous d'une carrière interrompue par des cotisations rétroactives ou volontaires mérite d'être examiné en premier.
L'âge de départ change sensiblement le montant. Un départ anticipé ampute la pension de six pour cent par an jusqu'à trente pour cent au maximum, tandis qu'un report la relève de 7,2 pour cent par an. La santé et les autres sources de revenus entrent dans cette décision.